Suite à l’assaut de la Gendarmerie et de la Police contre le domicile du président de l’Alliance nationale pour le changement (Anc), Jean Pierre Fabre, le samedi 14 juillet 2012, qui fait plusieurs blessés graves, le président Faure Gnassingbé a sommé le ministre de la sécurité d’établir un rapport dans les 48 heures a compté du lundi 16 dimanche 2012.
Le rapport a été mené et rendu public l’après midi du mercredi 18 juillet 2012 par ledit ministère au cours d’une conférence de presse. Selon le rapport, la responsabilité des agents des forces de sécurité a été clairement établie. Il n’y a aucune équivoque. Le domicile du président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC, opposition) a subi le 14 juillet dernier des voies de fait imputables à des éléments des forces de l’ordre. C’est ce qu’a déclaré, en substance, le ministre Gnama Latta (photo), au terme de l’ enquête de 48h
« Je condamne fermement ces dérapages intolérables qui sont en violation totale des textes et ne correspondent nullement à la noble mission assignée aux forces de l’ordre », a-t-il déclaré mercredi. Sanctions immédiates : les 4 policiers fautifs ont été mis aux arrêts de rigueur pour 60 jours et passeront en conseil de discipline. En outre, les blessés seront pris en charge par l’Etat qui assumera tous les frais pour les soins.
Toutefois, le ministre Latta a reconnu que des provocations ont été à l’origine des bavures policières. Ce qu’il faut éviter prochainement
«Je suis loin d’être satisfait; il ne faudrait pas qu’on tente de sanctionner des lampistes». Réaction de Jean-Pierre Fabre, le leader de l’ANC (opposition), jeudi au micro de RFI, après l’annonce par les autorités de sanctions contre les policiers responsables des incidents survenus le 14 juillet dernier à son domicile.
La condamnation du ministre de la Sécurité est sans équivoque ; il a parlé de « dérapages intolérables ».
M. Fabre, malgré tout, envisage de porter plainte contre les forces de l’ordre.
C’est la première fois que le gouvernement reconnaît formellement les bavures des agents des forces de l’ordre et promet des sanctions. Seulement la chaîne de commandement n’a nullement été inquiétée. 4 Boucs émissaires ont été trouvés pour tromper l’opinion publique.
Vincentey Ben Polar