Malgré les interdictions et les menaces répétées de Gibert Barawa et de Yark Damehame, deux extrémistes promus ministres par Faure Gnassingbé pour réprimer dans le sang les manifestations du CST, le Peuple togolais est sorti massivement pour répondre à l’appel du CST (Collectif Sauvons le Togo) à manifester les 21, 22, 23 août suivi d’un sit-in Déckon. Plus de 500.000 personnes dans les rues de Lomé. Ils étaient plusieurs milliers à prendre le départ à Bè-Château d’eau.
Les autorités ont mis leur menace à exécution en déployant un arsenal de répression impressionnant, appuyé par des groupes de miliciens armés convoyés depuis la ville de Kara située à 420 km au nord du pays.
Très vite, les responsables du CST présents au début de la manifestation, sont pris pour cible. De violent s affrontements opposent les forces de l’ordre et les manifestants dans les rues proches de Déckon, à Bè-Château et au niveau du 3e arrondissement . Des dizaines de véhicules de la gendarmerie ont quadrillés Déckon, le lieu du Sit-In. On signale plusieurs centaines de blessés dont un agent de sécurité du leader d’OBUTS qui se trouverait dans un état clinique grave.
Le CST se prépare à donner une conférence de presse pour faire le bilan de la journée et annoncer la poursuite des manifestions malgré la répression sauvage et inhumaine.
Nous y reviendrons
Vicentey Ben Polar www.mtn-togo.org